Alain Clément |
né en 1941 à Neuilly-sur-seine |
Œuvres disponibles
Gouache sur papier, 66 x 51 cm. 2007
Gouache sur papier, 66 x 51 cm. 2007
Huile sur toile, 81 x 65 cm, 1996
Relief mural ; acier peint, 45 x 5,5 x 35 cm, 2005
Huile sur toile, 50 x 50 cm, 2006
Huile sur toile, 131 x 97 cm, 1995
Relief mural ; acier peint, 47 x 5,5 x 33 cm, 2005
Huile sur toile, 20 x 20 cm, 2007
Sculpture en acier peint, 40 x 21 x 10 cm, 2004
Huile sur toile, 38 x 46 cm, 2003
Huile sur toile, 50 x 70 cm, 2007
Huile sur toile, 30 x 30 cm, 2000
Huile sur toile, 33 x 41 cm, 2003
Acrylique sur toile, 92 x 73 cm, 1999
Gouache sur papier, 34 x 45 cm. 2010
Huile sur acier. 55 cm x 48 cm. 2006
Huile sur toile. 60 cm x 73 cm . 2006
Huile sur toile. 60 cm x 73 cm . 2006
Huile sur toile 54 cm X 65 cm . 2010
Huile sur toile 92 cm X 73 cm . 2010
Huile sur toile 130 cm X 130 cm . 2010
Huile sur toile 92 cm X 73 cm . 1999
Vue de l'exposition 2010
Vue de l'exposition 2010
Vue de l'exposition 2010
Vue de l'exposition 2010
Vue de l'exposition 2010
Vue de l'exposition 2010
"Barcelona", Acrylique et photo sur papier, 65 x 50 cm, 2010
"Berlin", Acrylique et photo sur papier, 35 x 46 cm, 2010
"Paris", Acrylique et photo sur papier, 49 x 61 cm, 2010
"Roma", Acrylique et photo sur papier, 65 x 50 cm, 2010
Huile sur toile. 120 cm x 150 cm. 1983
Alain Clément
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VOIR : Œuvres disponibles, biographie
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L’exposition d’Alain Clément livre le fruit d’une année écoulée. Gouaches sur papier, montages avec photographies, huiles sur toile, petits et grands formats, et sculptures en tôles d’acier, murales ou en ronde bosse, déclinent la démonstration d’une pratique sans discours, dans l’évidence du faire et du voir.
Le dessin sert de pierre d’angle à l’œuvre nouvelle. Des lignes souples, rubans de gymnastique, traversent le champ de la peinture, y retournent pour s’y boucler ou s’y tendre. De l’ancienne manière, on retrouve la superposition mais moins d’enchevêtrement. Le trait est vigoureux, son graphisme sert autant la composition que la luminosité. La confusion fond/forme chère à l’artiste triomphe dans ces lacis et se joue entre crayon, fusain, griffures, traits de pinceau et plans tramés, opaques ou translucides. La vision est gênée par quelques tracés à la bombe floutant les rapports. Le regard force, l’attention se concentre. La peinture emprunte au vocabulaire photographique et l’œil perd ses repères.
Au début des années 90, Alain Clément, alors qu’il commence à travailler la sculpture, teste aussi dans son atelier quelques peintures sur des photographies, des portraits grands formats qu’il rehausse de larges traits colorés. Le motif est tout à tour accentué, nié, dissimulé par la peinture, traité à la fois comme sujet et comme objet.
Avec cette dernière livraison, on retrouve ces recherches différemment abouties. L’effet est troublant. Pour les peintures sur toile tout autant que celles sur papier, les couches de peinture/couleur, les écrans tramés, les fins lacets creusés dans le frais, traversent les plans, les interpénètrent. Et c’est encore une fois l’ambivalence des genres : une peinture au goût d’instantané photographique, une sculpture d’un trait de crayon, un dessin lentement monté couche après couche, a fresco. La gamme colorée reste sur les couleurs habituelles : blanc, rouge, bleu, noir dans une déclinaison franche. On trouve toutefois quelques tons rompus très denses et d’autres inattendus dans la palette de l’artiste, plus osés, souvent très gais.
La singularité de l’œuvre d’Alain Clément repose sur les rapports étroits qu’il tisse dans des allers-retours constants entre peinture et sculpture, rapports enrichis de la pratique de la gravure à laquelle il réserve toujours un soin particulier. À l’instar du dessin, elle lui permet bien souvent de faire le point dans ses recherches liées à l’espace par une attention reportée sur le travail de la ligne. Le paradoxe court toujours qui prétend par cet exercice faire de l’espace bidimensionnel de la feuille de papier ou de la toile le terrain d’expérimentation de l’espace sculpté… Quand Alain Clément faisait ses reliefs muraux peints, il parlait de couleur en volumes, elle en perturbait les plans. Aujourd’hui, c’est toujours à la peinture qu’il confie ce rôle mais dans sa dimension graphique. Valeurs, traits, lignes, rubans et trames travaillent l’espace, le nient, le forcent, le creusent.
Cette œuvre profuse est loin d’être un étalage de techniques maîtrisées et juxtaposées. Ouverte, elle dépasse les problématiques formalistes pour nous surprendre et faire basculer nos interprétations. Alain Clément participe ainsi avec force au débat contemporain en affirmant le pouvoir expressif et polysémique de la peinture.